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Le Blog du Bac Français
jeudi 19 juillet 2018

Madame Bovary

Lorsque Flaubert publie Madame Bovary en 1857, le roman fait scandale. Pour un lecteur contemporain, il est un peu difficile de se figurer la nature de ce scandale et de le comprendre. Rien, en effet, ne semble plus à nos yeux « offenser la morale publique » et encore moins « la morale religieuse », dans le roman de Flaubert. S’il y a bien une chose, en revanche, que le lecteur contemporain remarque à propos de Madame Bovary, c’est l’aridité du style, alliée à l’apparente vacuité du sujet.

Or, un examen attentif de ce sujet romanesque, la vie ordinaire et sans lustre d’une femme de province, ainsi qu’une remise en contexte du roman nous renseignent sur ce qui fait l’originalité profonde de l’écriture de Flaubert. Comprendre les intentions de l’auteur rend en effet la lecture de ce roman moins difficile et moins abstraite. Restituée dans ce qu’elle a de profondément originale, l’oeuvre nous apparaît du même coup beaucoup plus moderne et plus proche de notre époque.

 

 

Pour vous procurer le roman : Madame Bovary

Saviez-vous que Madame Bovary c’est aussi :

Un film de Claude Chabrol avec Isabelle Huppert

Un film, plus ancien et bien meilleur à mon sens de Vicente Minnelli

Et même une bande dessinée : Gemma Bovery

 

La Mort du roi Tsongor

Laurent Gaudé tente de renouer dans ce roman avec le souffle épique et tragique qui parcourt la littérature antique. L’action, située dans un espace imaginaire, aux confins de l’Afrique, du monde arabe et de la fantaisie est une guerre qui s’enlise dans les sables d’une mêlée où coule le sang de tout un peuple. Une guerre qui n’en finit pas et qui emporte avec elle tout ce qui vit et tout ce qui un jour fut noble et beau, une guerre où sombre tout ce qui un jour avait été debout.

 

Si vous voulez vous procurer le roman, cliquez sur ce lien : La mort du roi Tsongor

L’Adversaire

Il y a des faits divers célèbres, dont la charge émotionnelle frappe durablement le public et qui, comme on dit, font couler beaucoup d’encre…

C’est le cas de l’histoire tout à fait hors-norme de Jean-Claude Romand : Qu’est-ce qui a poussé ce médecin d’envergure internationale et bon père de famille à tuer père, mère, femme et enfants avant de rater son suicide un soir de janvier 1993 ?

Un malade ou un homme ordinaire ? Emmanuel Carrère, dans L’Adversaire nous propose une plongée au fond du psychisme de cet homme dont la vie n’était que mensonges.

Dette financière et dette morale

C’est ce thème dont Maupassant s’empare avec un art consommé du récit dans la petite nouvelle de 1884 qui s’intitule La Parure.

Pour rembourser une dette d’argent, Mathilde Loisel accepte de se sacrifier et de mener une vie misérable. Ses rêves de jeune fille étaient pourtant grands comme le monde. Mais elle est honnête : Ce qu’elle doit, elle le doit, et elle va mettre un point d’honneur à tout rembourser, jusqu’au dernier sou. Pour se conformer à cet impératif moral, elle va accepter de s’humilier jusqu’au dernier degré et de quotidiennement subir les insultes des gens les plus méprisables.

Héroïsme ?

Il y a cependant le fameux « elle ne le savait pas… »

Cette dette sur l’autel duquel elle a accepté de sacrifier tout ce qui lui était le plus cher est-elle bien réelle ? Pauvre Mathilde…

 

Bel-Ami de Maupassant

Bonjour à tous,

Comment écrire sur le réel ? Comment rendre compte par l’écriture de ce qui est ? Oui, le réel, la réalité, le tangible ! ce que l’on a sous les doigts enfin ! ce que l’on peut palper ! En apparence, rien de plus simple que de dire ce qui est là. Mais en réalité, rien de plus difficile, et le héros de Bel-Ami, Georges Duroy en fait l’expérience à ses frais.

Il va chercher des conseils chez une certaine Madeleine Forestier, qui lui dévoile le secret de l’écriture journalistique et de l’écriture réaliste. Secret bien paradoxal à la vérité, en ce qu’il utilise abondamment les procédés de l’illusion et de la tromperie. En cela, le passage que nous étudions est à l’image du roman dans son ensemble : dévoilement des apparences trompeuses, des combines orchestrées de la politique, du journalisme et de la banque, passage de l’autre côté du rideau. Bel-Ami, écrit en 1885, n’a pas pris une seule ride.

Comme de coutume, faites connaître cette vidéo si vous avez aimé.

A bientôt.

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