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Le Blog du Bac Français
samedi 26 mai 2018

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne…

Victor Hugo a réussi dans ce petit poème de 12 vers ce qu’il a rarement pratiqué dans sa carrière : l’économie des moyens.

Ici, pas de grandes envolées, pas d’effusions sentimentales, pas de ces parallélismes et de ces grandes oppositions dont Hugo est friand et qu’il aime à conduire sur des dizaines, voire des centaines de vers.

Ici, seule la notation des menus faits d’un voyage qui s’annonce comme un rituel. Rien qu’un poème pour dire à sa fille : « Tiens-toi prête, je te rejoins. »

 

Pour télécharger le texte du poème, ainsi que le plan du commentaire : Textes et audio

Les Contemplations

Madame Bovary, le bal de La Vaubyessard

Emma est cette héroïne romanesque, perdue dès son jeune âge par des lectures qui ont corrompu son jugement et ses désirs. Etrange époque, n’est-ce pas, celle où l’on interdisait à la jeunesse de lire, de peur que des idées non conventionnelles ne lui viennent à l’esprit. Il semble que le balancier aujourd’hui en soit venu à la position opposée, où l’on entend bien mieux le désespoir de parents qui n’arrivent pas à donner à leurs enfants le goût de la lecture. Encore faudrait-il qu’ils s’y prennent de la bonne manière…

Mais nous nous écartons du sujet et revenons à notre bal, où notre chère Emma, pour la première et la seule fois de sa vie, va avoir l’impression de vivre ses rêves, de tutoyer le bonheur et d’accéder à ce monde tant désiré des passions élevées qui sont dépeintes dans les romans qu’elle lit. Qu’elle en profite bien la pauvre ! car le narrateur, avec l’ironie permanente dont il fait preuve, ne manquera pas d’insister ensuite sur la platitude et le morne ennui du quotidien dans lequel notre héroïne est promise à retourner vivre.

 

 

Pour vous procurer le roman : Madame Bovary

Saviez-vous que Madame Bovary c’est aussi :

Un film de Claude Chabrol avec Isabelle Huppert

Un film, plus ancien et bien meilleur à mon sens de Vicente Minnelli

Et même une bande dessinée : Gemma Bovery

Madame Bovary

Lorsque Flaubert publie Madame Bovary en 1857, le roman fait scandale. Pour un lecteur contemporain, il est un peu difficile de se figurer la nature de ce scandale et de le comprendre. Rien, en effet, ne semble plus à nos yeux « offenser la morale publique » et encore moins « la morale religieuse », dans le roman de Flaubert. S’il y a bien une chose, en revanche, que le lecteur contemporain remarque à propos de Madame Bovary, c’est l’aridité du style, alliée à l’apparente vacuité du sujet.

Or, un examen attentif de ce sujet romanesque, la vie ordinaire et sans lustre d’une femme de province, ainsi qu’une remise en contexte du roman nous renseignent sur ce qui fait l’originalité profonde de l’écriture de Flaubert. Comprendre les intentions de l’auteur rend en effet la lecture de ce roman moins difficile et moins abstraite. Restituée dans ce qu’elle a de profondément originale, l’oeuvre nous apparaît du même coup beaucoup plus moderne et plus proche de notre époque.

 

 

Pour vous procurer le roman : Madame Bovary

Saviez-vous que Madame Bovary c’est aussi :

Un film de Claude Chabrol avec Isabelle Huppert

Un film, plus ancien et bien meilleur à mon sens de Vicente Minnelli

Et même une bande dessinée : Gemma Bovery

 

Gaspard de la nuit

Sous cet étrange titre se cache une oeuvre poétique non moins étrange. Passée inaperçue lors de sa publication, elle fut vantée par Baudelaire et plus tard par les surréaliste qui voyaient en Aloysius Bertrand un « surréaliste du passé ».

15 minutes pour découvrir cette oeuvre qui passe pour le premier recueil de poèmes en prose.

 

René de Chateaubriand

Bonjour,

Une lecture analytique aujourd’hui sur un texte emblématique du romantisme :

Chateaubriand inaugure avec  René, en 1802, la figure du héros romantique, tourmentée par le vague des passions et le mal du siècle, figure dont les multiples avatars iront peupler (et sur-peupler) de leurs plaintes la production romanesque du début du XIXème siècle.

Ce même lyrisme teinté de tristesse, ce même registre élégiaque de la déploration se retrouvera dupliqué et répété chez tous les grands auteurs de la génération romantique (Hugo, Gautier, Lamartine, Musset, Dumas…)

Chateaubriand leur fournit ici un modèle :

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