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Le Blog du Bac Français
samedi 21 juillet 2018

Dette financière et dette morale

C’est ce thème dont Maupassant s’empare avec un art consommé du récit dans la petite nouvelle de 1884 qui s’intitule La Parure.

Pour rembourser une dette d’argent, Mathilde Loisel accepte de se sacrifier et de mener une vie misérable. Ses rêves de jeune fille étaient pourtant grands comme le monde. Mais elle est honnête : Ce qu’elle doit, elle le doit, et elle va mettre un point d’honneur à tout rembourser, jusqu’au dernier sou. Pour se conformer à cet impératif moral, elle va accepter de s’humilier jusqu’au dernier degré et de quotidiennement subir les insultes des gens les plus méprisables.

Héroïsme ?

Il y a cependant le fameux « elle ne le savait pas… »

Cette dette sur l’autel duquel elle a accepté de sacrifier tout ce qui lui était le plus cher est-elle bien réelle ? Pauvre Mathilde…

 

Bel-Ami de Maupassant

Bonjour à tous,

Comment écrire sur le réel ? Comment rendre compte par l’écriture de ce qui est ? Oui, le réel, la réalité, le tangible ! ce que l’on a sous les doigts enfin ! ce que l’on peut palper ! En apparence, rien de plus simple que de dire ce qui est là. Mais en réalité, rien de plus difficile, et le héros de Bel-Ami, Georges Duroy en fait l’expérience à ses frais.

Il va chercher des conseils chez une certaine Madeleine Forestier, qui lui dévoile le secret de l’écriture journalistique et de l’écriture réaliste. Secret bien paradoxal à la vérité, en ce qu’il utilise abondamment les procédés de l’illusion et de la tromperie. En cela, le passage que nous étudions est à l’image du roman dans son ensemble : dévoilement des apparences trompeuses, des combines orchestrées de la politique, du journalisme et de la banque, passage de l’autre côté du rideau. Bel-Ami, écrit en 1885, n’a pas pris une seule ride.

Comme de coutume, faites connaître cette vidéo si vous avez aimé.

A bientôt.

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