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Le Blog du Bac Français
mercredi 26 septembre 2018

L’Adversaire

Il y a des faits divers célèbres, dont la charge émotionnelle frappe durablement le public et qui, comme on dit, font couler beaucoup d’encre…

C’est le cas de l’histoire tout à fait hors-norme de Jean-Claude Romand : Qu’est-ce qui a poussé ce médecin d’envergure internationale et bon père de famille à tuer père, mère, femme et enfants avant de rater son suicide un soir de janvier 1993 ?

Un malade ou un homme ordinaire ? Emmanuel Carrère, dans L’Adversaire nous propose une plongée au fond du psychisme de cet homme dont la vie n’était que mensonges.

Correspondances

Chez Baudelaire « Les parfums, les couleurs et les sons se répondent ». S’ils se répondent, c’est qu’ils s’appellent, se hèlent, qu’ils s’interpellent.

Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à se requérir par la parole et à demander qu’on y réponde, ou qu’on en réponde. L’homme par exemple parle tout autant qu’il est parlé par la Nature, regarde autant qu’il est regardé. Ce « passant » n’a alors qu’une seule chose importante à faire de son existence : s’ouvrir aux « choses infinies » qui le traversent et dont il n’est qu’une étincelle.

La poésie est une porte vers l’union mystique de l’homme et du monde. La magie de ce poème est de mettre l’extase infinie à portée de notre main.

 

Les Candidats libres

Bonjour,

Pour ceux d’entre vous qui se sont inscrits en candidat libre et qui tentent l’aventure de préparer tout seul les épreuves, j’ai fait cette petite vidéo.

Bon visionnage.

 

Je suis comme le roi d’un pays pluvieux

Ainsi commence ce poème, l’un des quatre « Spleen » de la section « Spleen et Idéal » des Fleurs du Mal de Baudelaire.

S’il peut paraître enviable au commun des mortels « d’être le roi », la peinture que nous fait Baudelaire de ce royaume nous en fera rapidement passer l’envie. Le spleen est ce état de désespoir proche du néant, ouvert sur l’angoisse sans borne de l’infini.

Bonne lecture…

 

« Dis-moi, ton coeur parfois s’envole-t-il, Agathe ? »

C’est par ces mots pressants, par cet appel jaillissant que Baudelaire se voit franchir en compagnie de l’être aimé, les immenses distances qui séparent l’ici-bas d’un ailleurs rêvé. A l’enthousiasme du départ succède cependant assez rapidement, le désenchantement et la désillusion.

L’âme se retrouve alors esseulée et triste, Moesta et Errabunda comme on dit en latin. De là, rien ne l’empêche plus de se livrer avec délices aux affres morbides et angoissantes du Spleen, elle qui avait si fort désiré un Idéal hors de sa portée.

 

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