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Le Blog du Bac Français
dimanche 18 novembre 2018

Orwell, 1984

Lorsqu’en 1948, George Orwell écrit 1984, il s’inspire directement de ce qu’il a pu voir à l’oeuvre, de fraîche date, dans les régimes totalitaires, tant de droite que de gauche. Russie soviétique, Allemagne nazie et Italie fasciste entrent à des titres divers comme matériau et source d’inspiration pour l’élaboration de cette fiction qui en tire la quintessence totalitaire. Il y a donc pour le lecteur contemporain d’Orwell une sorte d’intérêt à la lecture de ce roman, lié aux développements récents de la géopolitique et de l’Histoire. Le lecteur de l’après-guerre peut, à bon droit, aborder cette oeuvre sous l’angle du « cauchemar auquel nous avons échappé ».

Il en va légèrement différemment de nos jours, et les raisons que nous avons de lire aujourd’hui le roman ne sont plus tout à fait les même que celles qui ont valu par le passé. Acquérant une seconde jeunesse, le texte d’Orwell se rapproche de façon frappante de notre monde quotidien, à moins que ce ne soit lui qui en vienne à coller de manière de plus en plus évidente à cette dystopie paroxystique : Surveillance de la population, police du langage, police de la pensée, réécriture du passé, état de guerre permanent, adhésion aux dogmes et aux vérités officielles, j’en passe et des meilleures, des vertes et des pas mûres, 1984 possède de plus en plus, pour nous, l’aspect d’une réelle prophétie. C’est à tout le moins un miroir grossissant qui nous ouvre les yeux sur le monde tel qu’il va. Il faut lire 1984, et il faut le lire maintenant.

La vidéo

Pour lire le roman en traduction française : 1984

En langue originale : 1984

Il existe également un film de Michael Radford, adapté du roman, et qui s’intitule lui aussi 1984 John Hurt joue le rôle de Winston Smith. Le film est sorti en l’an 1984.

Révisions vacances de Pâques

Les vacances de printemps sont les dernières avant le bac. Elles sont donc la dernière grande occasion pour vous, de consacrer beaucoup de temps à combler vos lacunes ou à continuer votre progression. Je vous donne dans cette vidéo des conseils sur ce que vous devriez faire en priorité pour mettre votre temps à profit.

Que ce soit pour préparer l’écrit ou pour préparer l’oral, il faut désormais viser l’efficacité et rentabiliser au maximum le temps restant.

La vidéo

Téléchargez le récapitulatif en PDF et/ou réécoutez la vidéo en MP3 : Le texte et l’audio

Algérie, 1942

L’Etranger de Camus ne cesse de provoquer des controverses et des discussions, des débats parfois passionnés et des opinions péremptoires, énoncées « à l’emporte-pièce ». C’est qu’il réunit en lui tous les ingrédients d’un cocktail explosif et hautement instable : Une apparente simplicité qui se change vite en une complexité inextricable.

En effet, des questions aussi simples que : qui parle ? à qui ? depuis où ? depuis quand ? pourquoi ? comment ? ne trouvent absolument aucune réponse satisfaisante. Un regard superficiel, porté par le narrateur sur ce qui se présente, et qui semble se borner à « dire ce qui est », devient rapidement l’instrument qui fait sentir l’insondable profondeur du monde, son opacité, l’impénétrabilité fondamentale du réel. Un personnage tout entier immergé dans le moment présent, comme un animal uniquement affecté de ses sensations, est bientôt soupçonné par le lecteur, devenu malgré lui un peu paranoïaque, de nous mentir de façon géniale et radicale sur tout depuis le commencement… quel commencement d’ailleurs, au passage !

Camus avait-il conscience de réussir pour son coup d’essai un coup de maître ? De piéger des générations de lecteurs, en quête d’une réponse à la question de l’existence, dans le labyrinthe tortueux d’un espoir toujours reporté, dans la fuite en avant d’une identification fiévreuse, dans la jouissance de faire criminelle son incurable culpabilité ?

Camus connaissait « L’Etranger » de Baudelaire, mais si Baudelaire avait connu L’Etranger de Camus, il aurait sans doute passé de longues veilles méditatives, perdu dans l’alchimie de l’art, à vouloir faire de l’or de cette boue.

 

 

Si vous voulez lire le roman de Camus en oeuvre intégrale : L’Etranger

Camus, l’Etranger, suite

L’Etranger d’Albert Camus est une oeuvre à la fois simple et complexe. Simple par la façon sans détour dont elle se présente au lecteur, simple par la clarté et la fluidité de son langage, simple également par la relative banalité des péripéties qui y sont mentionnées. Un sentiment de gêne, d’étrangeté, voire de malaise rôde autour de nous cependant à mesure que nous nous enfonçons dans la lecture car à la vérité dans ce roman, force est de constater que rien n’est simple.

Journal intime ou récit rétrospectif ? Un personnage idiot ou manipulateur ? Coupable ou innocent ? La scène du meurtre de l’arabe est emblématique de cette profonde ambiguïté et constitue en outre le point de basculement pour le personnage de Meursault. Il passera en effet de l’innocence à la culpabilité, de la liberté à la prison, et nous passerons avec lui, dans cette oeuvre bipartite, de la première à la seconde.

 

 

Si vous voulez aller plus loin que cet extrait et lire l’oeuvre intégrale, ici : L’Etranger.

Article dans le magazine L’Etudiant

Bonjour à tous,

Le Blog du bac Français gagne en visibilité et en exposition sur la toile. Le mensuel et magazine online L’Etudiant a publié récemment un article où il est question des sujets possibles du bac de Français 2018. L’article s’occupe plus spécialement des séries technologiques, mais ce qui y est dit peut s’appliquer à toutes les séries, générales ou littéraires.

La journaliste Emilie Weynants m’a interrogé au sujet de la question cruciale que se posent tous les candidats à l’approche de l’examen : Quel sujet a le plus de chances de tomber cette année ?

Pour lire l’article, rendez-vous sur ce lien : lire l’article

Grace à vous, les vidéos que je publie sur YouTube et les posts du blog drainent de plus en plus de visiteurs et sont de plus en plus regardés. Je tenais à vous en remercier et à partager cette bonne nouvelle avec vous.

Article d’Emilie Weynants pour le magazine l’Etudiant

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