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Le Blog du Bac Français
mardi 18 septembre 2018

Une Charogne

Quelques poèmes des Fleurs du Mal sont pour nous particulièrement emblématiques de ce qu’a cherché à y faire l’auteur. Ils nous semblent concentrer en eux tout le projet de Baudelaire, toute son esthétique, et en particulier cette tentative « d’extraire la beauté du mal ».

Ainsi en va-t-il de ce poème, « Une Charogne », qui propose à notre admiration et à notre méditation, un objet vraiment répugnant. La vie, la mort ; l’horreur et le sublime se mêlent et revêtent, grâce à l’art de Baudelaire, des couleurs inattendues…

 

De l’esclavage des nègres

Le XVIII ème siècle est, comme chacun le sait, la période des « lumières » : Débarrassé d’un obscurantisme séculaire et abrutissant, l’homme moderne émerge dans la gloire de sa Raison, prêt à mener le légitime combat qui devra faire triompher la justice et l’égalité, enfin complètes, entre tous et toutes…

Si cela semble un peu caricatural, c’est bien parce que cela l’est ! Il pourrait être très intéressant de nous interroger sur la naïveté de ces représentations et c’est ce que nous ferons à n’en pas douter une autre fois. Je prends date…

Pour ce qui est de nos lumières, elles semblent toutes entières prises dans la foi en une eschatologie laïque. Avec l’état final de bonheur pour tous et de complétude universelle en ligne de mire, la réalité semble cependant quelque peu boucher la perspective : Comment, par exemple parler d’égalité à tout propos lorsque l’esclavage et les traites négrières battent leur plein, même si cela est un peu loin de nos regards ? Eh bien par exemple comme le fait Montesquieu, d’une façon qui ne va pas de soi…

 

Gaspard de la nuit

Sous cet étrange titre se cache une oeuvre poétique non moins étrange. Passée inaperçue lors de sa publication, elle fut vantée par Baudelaire et plus tard par les surréaliste qui voyaient en Aloysius Bertrand un « surréaliste du passé ».

15 minutes pour découvrir cette oeuvre qui passe pour le premier recueil de poèmes en prose.

 

La servitude volontaire

Un jeune homme de 18 ans, avec toute la morgue de son âge, écrit un pamphlet violemment polémique qui restera connu sous le nom de Discours de la servitude volontaire. Ce jeune homme, c’est Etienne de la Boétie, humaniste et grand ami de Montaigne, à qui il doit d’avoir fait connaître son oeuvre, après sa mort prématurée.

La Boétie et son Discours font date dans la littérature. L’auteur est en effet considéré comme un des premiers théoriciens de l’aliénation, et comme le père et l’inspirateur de tous les mouvements de désobéissance civile qui ont émergé dans l’histoire de l’occident.

Dès 1549, il avait tout dit. Jugez plutôt :

 

C’est complètement absurde !

L’absurde est une notion qui court tout au long du XX ème siècle dans une littérature européenne et française qui est un peu désorientée quant au sens à donner à la vie et à l’existence. Des auteurs aussi célèbres et divers que Camus, Beckett, Sartre ou Ionesco s’y sont essayés et ont illustré, chacun à sa façon que l’Homme était pris au piège, entre le sens et le non-sens.

C’est donc dans cet « entre-deux » que se situe le personnage principal du Roi dans Le Roi se meurt, d’Eugène Ionesco.

Le sujet est certes tragique, puisqu’il s’agit de la mort, dans ce qu’elle a d’inéluctable, mais le traitement est quelque part entre la tragédie et la comédie, entre la farce et le drame. L’ensemble compose un spectacle paradoxal puisqu’il ouvre sur le néant et sur le vide.

Cela ne veut pas rien dire. Ionesco est un maître de l’absurde. Regardez cette vidéo explicative pour en savoir plus :

 

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