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Le Blog du Bac Français
lundi 19 octobre 2020

Apollinaire « Zone »

En 1913, l’Europe est dans une position incontestablement dominante par rapport au reste du monde. Cette domination est militaire, économique, coloniale, culturelle, artistique, idéologique, politique… bref, elle est totale et multiforme, elle s’étend dans tous les domaines et elle est alors incontestée.

Les changements qui pourtant traversent les pays européens sont profonds et de nature à bouleverser les repères traditionnels, les fondements anthropologiques de toujours. Révolution industrielle, développement du capitalisme, mondialisation des échanges sont déjà, à cette époque des forces qui retravaillent les traditions et leur donnent une inflexion inédite. Les arts, sous la bannière de cette « modernité » brandie par les différentes avant-gardes connaissent une efflorescence remarquable et souvent surprenante. Même si une inquiétude diffuse est bien réelle et bien présente, personne ne semble prendre la mesure de l’immense catastrophe à venir.

Apollinaire est le témoin de ce monde. Témoin conscient, observateur attentif, poète enchanté et enchanteur, il traduit et il célèbre ce qu’il sent, ce qu’il voit et ce qu’il entend dans un langage nouveau, dans une poésie qui se veut le signe des temps, avec une confiance qui bientôt appartiendra aux choses du passé.

La Vidéo

Le Héron/La Fille

Les Fables de La Fontaine sont bien connues pour être de petits apologues mettant en scène des animaux. « Le Corbeau et le Renard », « Le lièvre et la tortue », « La Cigale et la fourmi » sont quelques uns des innombrables exemples de cette veine animalière.

Mais les Fables ont une histoire, elles ont une genèse. Leur rédaction s’est étendue sur plusieurs années et cela a laissé l’opportunité à Jean de La Fontaine d’affiner son projet, d’aiguiser son écriture, d’approfondir son art. Entre 1668, date de publication du premier recueil, d’où sont issues nombre de ses fables les plus célèbres, et 1678 date de publication du second recueil, il s’est passé dix ans. Aux morales de bon sens et d’édification se substituent des réflexions plus philosophiques, les sources d’inspiration se diversifient, la forme se travaille, et les personnages deviennent volontiers plus ambigus.

« Le Héron/La Fille » offre un bon exemple de cette évolution. Fable double autour d’une morale unique, elle permet à La Fontaine une variation sur un thème commun, une modulation de ses effets accordée à l’objet différent qu’il se donne dans chacun des deux récits : un animal dans le cas du héron, un être humain dans celui de la fille. L’animal est propice à la caricature, quand l’être humain est davantage chargé pour nous de tout un monde d’identifications complexes.

La Vidéo

Révisions vacances de Pâques

Les vacances de printemps sont les dernières avant le bac. Elles sont donc la dernière grande occasion pour vous, de consacrer beaucoup de temps à combler vos lacunes ou à continuer votre progression. Je vous donne dans cette vidéo des conseils sur ce que vous devriez faire en priorité pour mettre votre temps à profit.

Que ce soit pour préparer l’écrit ou pour préparer l’oral, il faut désormais viser l’efficacité et rentabiliser au maximum le temps restant.

La vidéo

Téléchargez le récapitulatif en PDF et/ou réécoutez la vidéo en MP3 : Le texte et l’audio

L’incipit de l’Etranger

« Aujourd’hui maman est morte »

C’est par cette entrée en matière devenue célèbre que Camus inaugure L’Etranger, roman de l’absurde. Une narration absolument simple, un personnage qui se borne à des réflexions factuelles, rien dans ce début de roman ne semble vouloir s’élever à des niveaux de complexité élevés.

Tout cependant est éminemment complexe. Le lecteur marche sur des oeufs à chaque instant et le doute nous vient bientôt : ce personnage si peu intelligent qu’il semble évoluer « au raz des paquerettes » n’est-il pas en réalité un maître-manipulateur ? A voir…

 

 

Si vous voulez aller plus loin que cet extrait et lire l’oeuvre intégrale, ici : L’Etranger.

Article dans le magazine L’Etudiant

Bonjour à tous,

Le Blog du bac Français gagne en visibilité et en exposition sur la toile. Le mensuel et magazine online L’Etudiant a publié récemment un article où il est question des sujets possibles du bac de Français 2018. L’article s’occupe plus spécialement des séries technologiques, mais ce qui y est dit peut s’appliquer à toutes les séries, générales ou littéraires.

La journaliste Emilie Weynants m’a interrogé au sujet de la question cruciale que se posent tous les candidats à l’approche de l’examen : Quel sujet a le plus de chances de tomber cette année ?

Pour lire l’article, rendez-vous sur ce lien : lire l’article

Grace à vous, les vidéos que je publie sur YouTube et les posts du blog drainent de plus en plus de visiteurs et sont de plus en plus regardés. Je tenais à vous en remercier et à partager cette bonne nouvelle avec vous.

Article d’Emilie Weynants pour le magazine l’Etudiant