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Le Blog du Bac Français
mardi 16 juillet 2019

Les Réécritures, introduction

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, une publication qui intéressera plus particulièrement ceux qui sont en 1ère L, et qui ont à étudier l’objet d’étude spécifique à cette série : « Les Réécritures ».

Je vous propose une petite introduction générale sur le concept en lui-même, et je vous donne ensuite une brève typologie de la réécriture.

Bon visionnage, et n’hésitez pas à partager.

 

Bel-Ami de Maupassant

Bonjour à tous,

Comment écrire sur le réel ? Comment rendre compte par l’écriture de ce qui est ? Oui, le réel, la réalité, le tangible ! ce que l’on a sous les doigts enfin ! ce que l’on peut palper ! En apparence, rien de plus simple que de dire ce qui est là. Mais en réalité, rien de plus difficile, et le héros de Bel-Ami, Georges Duroy en fait l’expérience à ses frais.

Il va chercher des conseils chez une certaine Madeleine Forestier, qui lui dévoile le secret de l’écriture journalistique et de l’écriture réaliste. Secret bien paradoxal à la vérité, en ce qu’il utilise abondamment les procédés de l’illusion et de la tromperie. En cela, le passage que nous étudions est à l’image du roman dans son ensemble : dévoilement des apparences trompeuses, des combines orchestrées de la politique, du journalisme et de la banque, passage de l’autre côté du rideau. Bel-Ami, écrit en 1885, n’a pas pris une seule ride.

Comme de coutume, faites connaître cette vidéo si vous avez aimé.

A bientôt.

Abbé Prévost, Manon Lescaut (1731)

Bonjour à tous,

Il y a Tristan et Iseult, il y a Héloïse et Abélard, il y a Roméo et Juliette, et il y a également L’histoire du Chevalier Des Grieux et de Manon Lescaut, dont on abrège souvent le titre en Manon Lescaut.

Dans la continuité des ces histoires grandes et célèbres, de ces rencontres d’exception où l’amour s’embrase d’un coup et à son plus haut degré d’intensité, Manon Lescaut nous montre les ravages de la passion sur le jeune chevalier Des Grieux, fils de bonne famille, promis à un avenir brillant. Amoureux d’une fille sans naissance et de petite moralité, il sera prêt à subir de sa part toutes les avanies, toutes les corruptions et toutes les dépravations pour simplement avoir le privilège de continuer à la voir, elle sans qui il ne peut pas vivre. La fatalité et la malchance vont s’en mêler et tout cela finira fort mal…

Voici un petit résumé de l’œuvre, ainsi qu’un aperçu de ses aspects littéraires les plus prégnants :

Comme d’habitude, n’hésitez pas à « liker » comme on dit en engliche et à partager.

René de Chateaubriand

Bonjour,

Une lecture analytique aujourd’hui sur un texte emblématique du romantisme :

Chateaubriand inaugure avec  René, en 1802, la figure du héros romantique, tourmentée par le vague des passions et le mal du siècle, figure dont les multiples avatars iront peupler (et sur-peupler) de leurs plaintes la production romanesque du début du XIXème siècle.

Ce même lyrisme teinté de tristesse, ce même registre élégiaque de la déploration se retrouvera dupliqué et répété chez tous les grands auteurs de la génération romantique (Hugo, Gautier, Lamartine, Musset, Dumas…)

Chateaubriand leur fournit ici un modèle :

A partager !

Manon Lescaut, la scène de la première rencontre

Les scènes de première rencontre amoureuse, les scènes de « coup de foudre », sont légion dans la littérature. Quoi de plus mystérieux en effet, que ce qui se passe entre deux personnes lorsque s’allume l’incendie de la passion amoureuse ! Quoi de plus intéressant pour le lecteur que d’être là, au moment où cela se passe, de voir et de comprendre !

Mais le coup de foudre existe-t-il réellement, ou n’est-ce qu’une construction romanesque, un « vieux truc » que l’on ressort à chaque fois, et qui marche tout aussi bien la millième fois que la première ? C’est dans l’intervalle de ces incertitudes et de ce mystère que se glisse l’extrait que je vous propose de lire. Le Chevalier Des Grieux rencontre « la maîtresse de son cœur »…

Je vous proposerai la semaine prochaine, en complément de ces trois lectures analytiques de Manon Lescaut que nous avons déjà faites, un résumé global de l’œuvre, de ses enjeux et de son écriture. A voir dans la série « Une œuvre en 15 minutes ».

Comme d’habitude, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques et commentaires, à aimer et partager, à partager avec ceux que vous aimez.