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Le Blog du Bac Français
samedi 20 juillet 2019

Matinée d’ivresse

Une matinée d’ivresse !

Quelle belle idée ! Mais qu’est-ce donc qui va bien pouvoir nous rendre ivres à une heure si matinale ? Les restes des songes de la nuit que l’on mêlera aux lueurs venues de l’aube ? La pureté de la première lumière jetée sur le monde ? La fraîcheur de l’air et des dalles sous nos pieds ? Le silence et les mille bruits des choses endormies ? Le sentiment d’exister pleinement, et d’en déborder ?

Les poètes en général, et Rimbaud tout particulièrement sont des experts en ivresse. Ils savent transformer le banal, l’inaperçu, l’indifférent en une fête, donnée en la demeure des dieux.

Il est bien évident que tout ne sort pas complètement armé de leur imagination, et Rimbaud aura bien sûr trouvé le modèle de son poème dans les récits alors en vogue qu’étaient les Séances de Haschisch. Mais ce qui est frappant dans son cas est que le « poison » ne passera pas, et que nous ne serons pas « rendus à l’ancienne inharmonie ». Il y a dans l’ivresse une promesse quasi-religieuse en laquelle Rimbaud met toute sa foi.

Fumisterie toxicomane ou saisie véritable de l’Etre ? Doit-on suivre le guide, ou le laisser tituber puis tomber ?

René Char, autre poète, et grand admirateur du premier a sa réponse :

« Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi. »

Bon visionnage :

 

 

Pour ceux d’entre vous qui sont intéressés par le thème de l’ivresse en poésie, je vous renvoie à l’article rempli de conseils de lecture que j’avais écrit auparavant : L’ivresse en poésie.

 

Les règles du théâtre classique

Au XVII ème siècle, certains d’entre vous le savent, c’est le théâtre qui est le genre noble par excellence. Toute la meilleure société se presse alors pour découvrir les nouvelles pièces de Molière, de Racine et de Corneille entre autres, et ce public raffiné autant que connaisseur attend qu’on lui propose un spectacle de qualité, répondant à certains critères. Ces critères sont ce que l’on connait sous l’appellation de « règles du théâtre classique ».

Quelles sont ces règles, en quoi consistent-elles ? Mais aussi d’où viennent-elles, qui les a inventées, qui les a imposées ? Ce sont certaines des questions pour lesquelles je me propose de vous fournir un éclairage dans cette vidéo.

Bon visionnage.

 

J’ai embrassé l’aube d’été.

C’est par cette formule liminaire que Rimbaud inaugure ce poème fort connu des Illuminations, poème assez lisible et transparent comparativement à certains autres, nettement plus hermétiques.

Le poète retrace ici la progression du jour, concomitante de la mise en mouvement de la nature, soumise à la magie du promeneur-enfant.

 

Arthur Rimbaud, Les Illuminations

Bonjour à tous,

Voici la première d’une série de lectures analytiques que nous allons faire sur l’oeuvre de Rimbaud Illuminations (1875)

Le poème que j’analyse dans cette vidéo est intitulé « Vagabonds » et possède une importante tonalité autobiographique. Il fait en effet écho à la vie dissolue de Rimbaud et de Verlaine alors qu’ils étaient à Londres en 1873.

Au-delà de cet aspect, c’est une première façon de nous familiariser avec l’esthétique des Illuminations, oeuvre difficile, hermétique, mais très riche.

Bon visionnage.

 

La descente aux Enfers

Bonjour,

Aujourd’hui une vidéo spécifique pour les 1ères L, dans l’objet d’étude « Les Réécritures ».

Je vous explique comment un thème littéraire peut-être écrit et réécrit à travers les âges et quelles modifications il peut subir en prenant l’exemple de « La Descente aux Enfers », de Homère à Emile Zola.

Bon visionnage :