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Le Blog du Bac Français
vendredi 24 mai 2019

Les Fleurs du Mal

Lorsqu’elles paraissent en 1857, ces Fleurs du Mal font scandale. Oeuvre d’une vie, fruit de nombreuses années d’élaboration et d’un travail assidu, le recueil de Baudelaire synthétise la quintessence de son expérience poétique, qui est en même temps une expérience existentielle, une manière d’appréhender et de sentir le monde

A parcourir le compte-rendu du procès des Fleurs du Mal, on constate que le procureur Pinard (sic), pour accusateur qu’il soit, n’en est pas moins un lecteur attentif et intelligent de l’oeuvre, qui évolue dans son réquisitoire aux marges de la fascination. Las, il parviendra tout de même à faire censurer six poèmes.

Et il est intéressant, pour qui étudie Baudelaire de près, de s’intéresser au procès et à ses enjeux, aux passions qui se sont affrontées lors de débats qui ne sont anachroniques qu’en apparence. Ces controverses autour de l’art et de la morale, si elles se sont déplacées dans leurs présupposés, n’en gardent pas moins toute leur actualité.

Mais au-delà de ces péripéties judiciaires, pour tourmenté et sujet au désespoir qu’il soit, Baudelaire aura quand même réussi, et de manière éclatante, à mener à bien l’essentiel de son projet : sauver quelque chose du terrible naufrage de l’existence, de la corrosion du Spleen et de l’empire de la mort, sauver quelque chose et nous le donner, nous l’offrir sous forme de vers aux résonances infinies, qui roulent en nous leurs échos, et nous roulent, nous aussi, dans les replis de leur musique.

La Vidéo

Pour vous procurer le recueil : Les Fleurs du Mal

Antigone

Il y a des gens qui ont des difficultés à vivre, mais qui cahin-caha, bon an-mal an, arrivent à s’en sortir plus ou moins, c’est-à-dire comme ils peuvent.

Il y en a d’autres, habités d’une étrange pulsion de mort, qui mettent leur énergie et tout leur talent à se détruire, avec la précision la plus farouche…

Antigone est le personnage du refus. Fille d’Oedipe, il y a peut-être dans son histoire personnelle de quoi alimenter un désespoir supérieur, qui la fait se détourner de cette triste comédie qu’est la vie humaine. Mythe grec, qui s’enracine probablement dans une antiquité encore plus reculée, avec des éléments égyptiens, l’histoire de la lignée maudite des labdacides, ce que l’on a appelé la Thébaïde, a trouvé sur la scène athénienne, avec Sophocle une de ses premières représentations.

Mais les mythes sont universels, et chaque époque peut en faire son miel. C’est ainsi qu’au XXème siècle, dans le contexte particulier de la seconde guerre mondiale, le dramaturge français Jean Anouilh réinterprète l’histoire d’Antigone en lui donnant des accents d’actualité.

C’est à un aperçu synthétique de cette œuvre, en 15 minutes, que je vous convie dans cette vidéo :

La vidéo

Pour vous procurer l’Antigone de Sophocle

Pour lire l’Antigone de Jean Anouilh

Orwell, 1984

Lorsqu’en 1948, George Orwell écrit 1984, il s’inspire directement de ce qu’il a pu voir à l’oeuvre, de fraîche date, dans les régimes totalitaires, tant de droite que de gauche. Russie soviétique, Allemagne nazie et Italie fasciste entrent à des titres divers comme matériau et source d’inspiration pour l’élaboration de cette fiction qui en tire la quintessence totalitaire. Il y a donc pour le lecteur contemporain d’Orwell une sorte d’intérêt à la lecture de ce roman, lié aux développements récents de la géopolitique et de l’Histoire. Le lecteur de l’après-guerre peut, à bon droit, aborder cette oeuvre sous l’angle du « cauchemar auquel nous avons échappé ».

Il en va légèrement différemment de nos jours, et les raisons que nous avons de lire aujourd’hui le roman ne sont plus tout à fait les même que celles qui ont valu par le passé. Acquérant une seconde jeunesse, le texte d’Orwell se rapproche de façon frappante de notre monde quotidien, à moins que ce ne soit lui qui en vienne à coller de manière de plus en plus évidente à cette dystopie paroxystique : Surveillance de la population, police du langage, police de la pensée, réécriture du passé, état de guerre permanent, adhésion aux dogmes et aux vérités officielles, j’en passe et des meilleures, des vertes et des pas mûres, 1984 possède de plus en plus, pour nous, l’aspect d’une réelle prophétie. C’est à tout le moins un miroir grossissant qui nous ouvre les yeux sur le monde tel qu’il va. Il faut lire 1984, et il faut le lire maintenant.

La vidéo

Pour lire le roman en traduction française : 1984

En langue originale : 1984

Il existe également un film de Michael Radford, adapté du roman, et qui s’intitule lui aussi 1984 John Hurt joue le rôle de Winston Smith. Le film est sorti en l’an 1984.

Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne…

Victor Hugo a réussi dans ce petit poème de 12 vers ce qu’il a rarement pratiqué dans sa carrière : l’économie des moyens.

Ici, pas de grandes envolées, pas d’effusions sentimentales, pas de ces parallélismes et de ces grandes oppositions dont Hugo est friand et qu’il aime à conduire sur des dizaines, voire des centaines de vers.

Ici, seule la notation des menus faits d’un voyage qui s’annonce comme un rituel. Rien qu’un poème pour dire à sa fille : « Tiens-toi prête, je te rejoins. »

 

Pour télécharger le texte du poème, ainsi que le plan du commentaire : Textes et audio

Les Contemplations

Article dans le magazine L’Etudiant

Bonjour à tous,

Le Blog du bac Français gagne en visibilité et en exposition sur la toile. Le mensuel et magazine online L’Etudiant a publié récemment un article où il est question des sujets possibles du bac de Français 2018. L’article s’occupe plus spécialement des séries technologiques, mais ce qui y est dit peut s’appliquer à toutes les séries, générales ou littéraires.

La journaliste Emilie Weynants m’a interrogé au sujet de la question cruciale que se posent tous les candidats à l’approche de l’examen : Quel sujet a le plus de chances de tomber cette année ?

Pour lire l’article, rendez-vous sur ce lien : lire l’article

Grace à vous, les vidéos que je publie sur YouTube et les posts du blog drainent de plus en plus de visiteurs et sont de plus en plus regardés. Je tenais à vous en remercier et à partager cette bonne nouvelle avec vous.

Article d’Emilie Weynants pour le magazine l’Etudiant