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Le Blog du Bac Français
lundi 24 septembre 2018

Matinée d’ivresse

Une matinée d’ivresse !

Quelle belle idée ! Mais qu’est-ce donc qui va bien pouvoir nous rendre ivres à une heure si matinale ? Les restes des songes de la nuit que l’on mêlera aux lueurs venues de l’aube ? La pureté de la première lumière jetée sur le monde ? La fraîcheur de l’air et des dalles sous nos pieds ? Le silence et les mille bruits des choses endormies ? Le sentiment d’exister pleinement, et d’en déborder ?

Les poètes en général, et Rimbaud tout particulièrement sont des experts en ivresse. Ils savent transformer le banal, l’inaperçu, l’indifférent en une fête, donnée en la demeure des dieux.

Il est bien évident que tout ne sort pas complètement armé de leur imagination, et Rimbaud aura bien sûr trouvé le modèle de son poème dans les récits alors en vogue qu’étaient les Séances de Haschisch. Mais ce qui est frappant dans son cas est que le « poison » ne passera pas, et que nous ne serons pas « rendus à l’ancienne inharmonie ». Il y a dans l’ivresse une promesse quasi-religieuse en laquelle Rimbaud met toute sa foi.

Fumisterie toxicomane ou saisie véritable de l’Etre ? Doit-on suivre le guide, ou le laisser tituber puis tomber ?

René Char, autre poète, et grand admirateur du premier a sa réponse :

« Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud ! Nous sommes quelques-uns à croire sans preuve le bonheur possible avec toi. »

Bon visionnage :

 

 

Pour ceux d’entre vous qui sont intéressés par le thème de l’ivresse en poésie, je vous renvoie à l’article rempli de conseils de lecture que j’avais écrit auparavant : L’ivresse en poésie.

 

Méthodologie, le commentaire composé

Une approche pas à pas :

Pour faire suite à une première vidéo qui vous expliquait en détail les principes de méthode pour le commentaire composé, et que vous pouvez visualiser ici :

Voir cette vidéo

Je vous propose aujourd’hui un guide, qui va vous accompagner pas à pas, un « vade mecum » comme on dit en latin, dont la fonction est de vous expliquer de manière concrète, ce que vous devez faire et comment le faire, à partir du moment où vous recevez le texte à commenter sur votre table.

La première des choses, c’est bien sûr de lire le texte…

Bon visionnage :

 

J’ai embrassé l’aube d’été.

C’est par cette formule liminaire que Rimbaud inaugure ce poème fort connu des Illuminations, poème assez lisible et transparent comparativement à certains autres, nettement plus hermétiques.

Le poète retrace ici la progression du jour, concomitante de la mise en mouvement de la nature, soumise à la magie du promeneur-enfant.

 

Bel-Ami de Maupassant

Bonjour à tous,

Comment écrire sur le réel ? Comment rendre compte par l’écriture de ce qui est ? Oui, le réel, la réalité, le tangible ! ce que l’on a sous les doigts enfin ! ce que l’on peut palper ! En apparence, rien de plus simple que de dire ce qui est là. Mais en réalité, rien de plus difficile, et le héros de Bel-Ami, Georges Duroy en fait l’expérience à ses frais.

Il va chercher des conseils chez une certaine Madeleine Forestier, qui lui dévoile le secret de l’écriture journalistique et de l’écriture réaliste. Secret bien paradoxal à la vérité, en ce qu’il utilise abondamment les procédés de l’illusion et de la tromperie. En cela, le passage que nous étudions est à l’image du roman dans son ensemble : dévoilement des apparences trompeuses, des combines orchestrées de la politique, du journalisme et de la banque, passage de l’autre côté du rideau. Bel-Ami, écrit en 1885, n’a pas pris une seule ride.

Comme de coutume, faites connaître cette vidéo si vous avez aimé.

A bientôt.

René de Chateaubriand

Bonjour,

Une lecture analytique aujourd’hui sur un texte emblématique du romantisme :

Chateaubriand inaugure avec  René, en 1802, la figure du héros romantique, tourmentée par le vague des passions et le mal du siècle, figure dont les multiples avatars iront peupler (et sur-peupler) de leurs plaintes la production romanesque du début du XIXème siècle.

Ce même lyrisme teinté de tristesse, ce même registre élégiaque de la déploration se retrouvera dupliqué et répété chez tous les grands auteurs de la génération romantique (Hugo, Gautier, Lamartine, Musset, Dumas…)

Chateaubriand leur fournit ici un modèle :

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