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Le Blog du Bac Français
jeudi 19 juillet 2018

L’Albatros

Tout le monde connait ou a entendu parler de ce poème des Fleurs du Mal. Cela vient sûrement de sa lisibilité et de la facilité avec laquelle on peut le comprendre. Sa signification est en effet assez transparente et n’offre pas au lecteur de défi interprétatif trop compliqué à relever : Le poète, comme l’albatros, est un être qui plane lorsqu’il est dans les airs, mais qui souffre au niveau du sol.

Cependant, si ce poème est aussi célèbre et s’il continue d’exercer sa magie bien qu’il n’y ait « rien à comprendre », c’est que Baudelaire y a mis tout son art et a réussi plus que jamais à élever cette figure de la royauté déchue au rang de symbole.

 

 

Si vous ne vous êtes pas déjà procuré l’ouvrage en oeuvre intégrale : Les Fleurs du Mal

Une Charogne

Quelques poèmes des Fleurs du Mal sont pour nous particulièrement emblématiques de ce qu’a cherché à y faire l’auteur. Ils nous semblent concentrer en eux tout le projet de Baudelaire, toute son esthétique, et en particulier cette tentative « d’extraire la beauté du mal ».

Ainsi en va-t-il de ce poème, « Une Charogne », qui propose à notre admiration et à notre méditation, un objet vraiment répugnant. La vie, la mort ; l’horreur et le sublime se mêlent et revêtent, grâce à l’art de Baudelaire, des couleurs inattendues…

 

Exemple de commentaire composé rédigé, Phèdre

La scène de l’aveu de Phèdre (acte II, scène 5) est un des monologues les plus célèbres du théâtre classique.

Afin de fournir un modèle à ceux qui chercheraient un exemple de commentaire composé entièrement rédigé, je poste ici, en lien sous la traditionnelle vidéo, le commentaire de la célèbre tirade.

A utiliser avec discernement !

Bonne lecture.

 

Le récit de Théramène

Bonjour à tous,

Phèdre, l’héroïne tragique de Racine est célèbre pour sa passion incestueuse envers Hippolyte, fils de Thésée son époux. Malgré la violence et l’érotisme débridé qui inondent littéralement toute la pièce, Racine réussit le tour de force de maintenir l’ensemble de l’action dans le cadre de la bienséance, conformément aux exigences du théâtre de l’époque.

Le « récit de Théramène », à la fin de la pièce, récit de la mort d’Hippolyte, à laquelle le spectateur n’aura pas assisté sur scène, est un bon exemple de la manière avec laquelle le dramaturge accompli qu’est Racine à ce moment parvient à tirer parti des contraintes imposées. Il peut être inconvenant de faire couler le sang sur scène pour le public raffiné de l’époque, eh bien qu’à cela ne tienne : il aura, ce public délicat, de la mort du héros un récit qui sera, du fait de la magie évocatoire du verbe, bien plus cruel à entendre et bien plus pathétique que le réalisme à quoi l’on craint de faire face.

Bon visionnage.

 

 

Conte

Dans les Illuminations de Rimbaud, nombreux sont les poèmes qui portent en eux l’espoir d’une rencontre avec l’infini, l’espoir de voir se concrétiser les rêves du « voyant », l’espoir d’accéder à un niveau de réalité plus élevé, et d’amener « notre très pur amour », en lieu et place des « honnêtetés tyranniques » que nous ne connaissons que trop.

Nombreux aussi sont les poèmes qui, après avoir donné voix à ce fol espoir, constatent amèrement son absence d’accomplissement, et l’échec de la saisie de ce qui était visé.

Ainsi en va-t-il du poème dont nous donnons lecture dans cette vidéo :

« Conte », en situant les événements dans un Orient hérité des Mille et une nuits, permet à Rimbaud de mettre en scène un personnage qui le représente et dont il jauge les élans vers l’absolu. Fable de l’échec, « Conte » est un écrit qui préfigure l’abandon de l’écriture, cet étrange silence dont Rimbaud n’est jamais sorti.

 

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